Samedi 15 Juillet: Amour en bout de piste

Samedi 15 Juillet: Amour en bout de piste
En guise de préface de la journée, un documentaire sur le tournage de "l'anglaise et le duc" vu hier. Incroyable manière de construire les décors en trompe-l'oeuil. Un appartement se transforme en prison par ce simple jeu. Tout les techniciens semblent totalement concernés par le projet. Beau.
S'en suit le visionnage de "Il y a des jours...et des lunes" de Claude Lellouch. Dont je suis toujours embeté (un coup j'aime un coup pas). Celui-ci conte les aventures de 13 personnes entre le passage de l'heure d'hiver à l'heure d'été. Impressionnant par sa narration qui arrive à ses fins et con par son coté fleur bleu ou prétentieux. bref toutes les divergences des Lellouch en un film.
Enfin,"Histoire de Marie et Julien" de Jacques Rivette (voir photo) Histoire d'amour revé, fantasmé, cauchemardé. Platonique et cru. étrange onirisme qui nous perd avec presque rien comme toujours chez Rivette. La magie de l'instant présent, des acteurs excellents enchante. Le final trouble. Faut-il le revoir pour comprendre, surement.
Ah j'allais oublier, J'ai été voir "Dans la peau de Jacques Chirac" Montage commenté, drole et inefficace. C'est pas ca qui donnera pas envie de voter Chichi alors que pourtant...
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# Posted on Sunday, 16 July 2006 at 5:38 AM

Jeudi 13 et vendredi 14 Juillet: Bijou neuf

Jeudi 13 et vendredi 14 Juillet: Bijou neuf
Le jeudi va etre vite réglé étant donné que je n'ai pu voir de films pour raison technique et nationale donc passons au 14 Juillet avec un film sur la révolution (ca va bien avec le calendrier) "L'anglaise et le duc" de MONSIEUR Eric Rohmer avec Jean-Claude Dreyfus et Lucy Russel soit le Duc D'orléans plutot révolutionnaire et Grace plutot monarchiste mais malgré tout ami. L'histoire de France à travers le regard bourgeois et de la vie personnelle, voila qui est original. Les films de Rohmer sont à regarder comme on lit un grand roman car tout est précis et sublimement écrit (pour moi le meilleur). Mais il faut ajouter à ca la modernité car en effet, toutes les scènes sont incrustées dans des tableaux pour permettre de recréer un vrai Paris d'époque avec ses espaces rendant au film l'aspect d'une oeuvre d'art totale! Un régal, jamais décu...
S'ensuit un film de John Huston "La nuit de l'iguane" d'après Tenesse Williams ou les aventures d'un pasteur qui vit dans l'alcool et dans la crainte de se laisser séduire tour à tour par une nymphomane, une directrice d'hotel volage et une peintre sentimentale. Tout ceci au Mexique. Le realisateur s'ancre à rester sur son personnage masculin (richard Burton) quitte à laisser en cours de route les autres personnages. Ce qui me parait assez original. La tentation est le vrai sujet du film plutot bien bon!
Et enfin ce qui m'arrive peu souvent, je m'appretes à regarder "Seule dans la nuit" avec Audrey Hepburn" avant de m'apercevoir à la bande annonce que je l'avais déjà vu. Parlons en tout de meme, Une aveugle prise dans une affaire de gangsters. Il vous reste à imaginer la performance de l'actrice et les situations hirchcockiennes que ca peut présenter. J'en ai un souvenir tres bon car il me marque encore maintenant.
La photo est issue d'un des meilleurs ROHMER (MA NUIT CHEZ MAUD)
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# Posted on Saturday, 15 July 2006 at 6:12 AM

Mercredi 12 Juillet: En bon Français.

Mercredi 12 Juillet: En bon Français.
Aux yeux de ceux qui savent que j'aime le cinéma, certains d'entre eux me disait, "Quoi, tu n'as pas vu DELICATESSEN! Comme si c'était le culte du culte... Donc je l'ai vu ce jour et son hommage à l'humour de Tati ou Chaplin aussi est très plaisant. Puis son coté macabre à souhait se marie bien aux acteurs (Dreyfus, Pinon, Incroyable Karin Viard). De la à m'en faire tout un cirque, je ne sais pas, pourquoi pas, c'est vrai que certains passages surétranges sont étudiés pour s'en souvenir, c'est surement ca la force de Jeunet Caro. J'ai l'impression de pas savoir parler ce matin lolll..
C'est dans la nuit que je regarde encore un Blier (ca n'arretes pas ces temps ci) et j'y prends gout, en effet ce pitsch impossible, melant SIDA, Guerre mondiale et tournage de film prend une force jamais atteinte par sa construction et son jeu des couleurs uniformes.
Le langage y est toujours le meme (cru et décalé) et la présence de Anouk Grinberg (révélée ici) est sidérante. Je n'avais jamais vue une actrice aller aussi loin dans ce genre de libertinage. Il faut à tout prix la redécouvrir meme si je crois qu'elle préfère le théatre. Charlotte Gainsbourg y est également puissante comme rarement. (Ces choix de films sont toujours bons et sa carrière tient vraiment debout) et avec celles-ci plein d'acteurs superbes dont on retiendra la performance de Michel Blanc, Annie Girardot, Catherine Jacob et Thierry Frémont. Un film à voir pour se rendre compte dit mon dico. Il a raison!
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# Posted on Thursday, 13 July 2006 at 4:27 AM

Jean-Pierre Léaud//Antoine Doinel

Jean-Pierre Léaud//Antoine Doinel
Pour ceux qui ne seraient au courant rappelons que Léaud fut l'égérie de la nouvelle vague mais aussi créateur grace à Truffaut d'un personnage mythique: Antoine Doinel.
Le personnage apparait enfant pour la première fois dans "les quatre cent coups" (l'un des plus grands films francais) puis revient dans un sketch issue de "l'amour à 20 ans". puis dans "Baisers volés" (premières histoires d'amours), "Domicile conjugal" et "L'amour en fuite". Ton léger, personnage entre burlesque et comédie sentimentale. Un régal absolu de cinéma. Alter égo de Truffaut qui le prendra également pour d'autres roles. C'est ce personnage qui le rend immortel pour tous!
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# Posted on Wednesday, 12 July 2006 at 6:07 AM

Mardi 11 Juillet: Monstre sacré

Mardi 11 Juillet: Monstre sacré
Petit passage au cinéma pour aller voir "Tideland" de Terry Gilliam (presque 2 films par an!!) ou l'histoire d'une fille issue de junkie qui se retrouve avec son père pas très mobile dans un univers parallèle à la "Alice" d'où la parabole avec les effets de la drogues est évidente. Le thème de la parentalité, de la pédophilie, ou des malades mentaux y est incluse dans une délirante caméra toujours un peu penchée. On en revient pas pendant une heure puis le film fait du surplace et tarde à conclure. Pas mal quand meme voire bon.
Retour at home, c'est "l'homme du train" avec Hallyday et Rochefort. Le premier veut devenir pantouflard comme le second qui veut devenir inquiétant comme le premier. Très bon dialogue digne de Blier. Atmosphère digne de mauvais Melville. Sympatoche Rochefort impeccable et Johnny s'en sort mais ne confirme pas qu'il est un bon acteur.
Et enfin LE film de ma soirée, "Le pornographe"(2001) de Bertrand Bonello. Un pornographe, revient après 15 ans d'absence à son boulotoù il essaye de faire différent au désarroi de ses assistants. Son fils qui est parti quand il a appris le boulot de son père revient pour comprendre entamant des révoltes avec ses camarades dans des réunions rappelant les grand Rivette ou Godard. Les doutes du pornographe, les amours et ses relations deviennent sublimes grace au monstre, au demi-Dieu du cinoche: JEAN-PIERRE LEAUD!!!
Figure emblématique de la nouvelle vague, pour ma part le symbole du cinéma. Un acteur plus fort qu'un réalisateur dans son aproche qui grace à son travail et à son aise débite son texte parfois crue d'une manière extraordinaire. Un modèle pour tous!!! JPL JPL JPL JPL JPL JPL... Le cinéaste réussit aussi quelque chose de fort par son approche des plans en demi-teinte et jamais provocatrice. Voulant juste comprendre. bv
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# Posted on Wednesday, 12 July 2006 at 5:59 AM