Fables, je vous aime

Fables, je vous aime
Padre Padrone, histoire d'un homme rossé par son père qi veut en faire un inculte berger. Lui va découvrir la culture en se démarquant. Dans un beau paysage Italien, un hymne à l'éducation à voir, j'en sors tout juste je ne peux encore trop en parler.
J'ai vu les 2 jours avant Les moissons du ciel, avec le fameux Richad Gere qui à la suite d'un coup de gueule et de poing à l'usine va se retirer dans la campagne en ouvrier agricole qui va tenter de subvenir à sa classe sociale quitte à marier sa soeur et fiancée à un fermier. L'amour et le social s'entremele avec des images sublimes (le passage de l'invasion de cricquet est mémorable comme les scènes de rivière). Un Mallick beaucoup plus majeur que le nouveau monde meme si des réserves dans la voix-off, encore.

# Posté le samedi 09 septembre 2006 09:28

Flandres de Bruno Dumont

Flandres de Bruno Dumont
Ca commence sur des images très épurés dans un paysage pur où tous les mouvements donnent le sentiment de violence (un coup sur une porte, scène de sexe, homme bourru) et pourtant on a rien vu. La violence est subjective. Histoire d'un homme qui s'attache sexuellement et amoureusement à une fille dont on ne sait si elle éprouve le meme sentiment. Elle n'hésites pas à coucher avec d'autres également sans savoir si il y a amour.
Et puis la guerre rattrape les hommes du village qui vont en mission dans un lieu abstrait.
Et la c'est la violence à l'état pur, l'instinct humain? viol, assassinat, sang, etc... immense contre-champ des films de guerres héroiques. La femme en parallèle y perd sa douceur (le sida rode également). Réalisateur en colère qui démontre ou montre une réalité qu'il dit très fictive. Les non professionels sont supers. Coup de coeur à la déjà grande Adelaide Leroux. Ce cinéma me fait pleurer. Une fois de plus il marque ma vie de plouc.

# Posté le samedi 09 septembre 2006 09:20

Conte de printemps

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# Posté le mercredi 06 septembre 2006 09:24

Mardi 5 septembre: Mais comment cela se fait-ce?

Mardi 5 septembre: Mais comment cela se fait-ce?
Depuis ces derniers jours assez mouvementé, plusieurs choses (si on peut appeler DVD choses) m'ont bien plus:
D'bord et ça va de soi un Eric Rohmer: Conte de printemps. Une jeune proffeseur de lycée a deux appartement mais l'un est occupé temporairement par sa cousine et son copain et l'autre est vide car son amoureux est en voyage. Elle préfère aller à une crémaillère où elle y rencontre une jeune aussi perdue (enfin pas du tout pareil car les personnages de Rohmer se contredisent tout le temps et c'est ça qui est beau car ils ont toujours raison). Elles se retrouvent chez le pere de la seconde qui plait a la premiere qui elle aussi plait a celui ci. S'ensuit des paroles les plus belles qui soit. Une autre vision de l'intelligence, Je suis toujours aussi amoureux de cette atmosphère que j'en pleurerai bien un jour!
"Little man, What know? ça c'est du Frank Borzage. Un couple essaye de vivre avec les conditions précaires d'un Allemand en période de crise. Obliger de se soumettre à un patron véreux, de se prostituer (c'est pas tout à fait dit) et de vivre presque à la rue. Mélo qui laisse un faux happy end, celui de l'accouchement d'un petit bonhomme "et après". Tres beau et émouvant!!! Acteurs rayonnants.
Hier, les clowns de Fellini. Faux vrai documentaire sur les clowns les plus fameux avec en prime des numéros sublimes dont on retiendra l'extraordinaire numéro sur la mort du clown!
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# Posté le mercredi 06 septembre 2006 09:17

Vendredi 1er Septembre: Ceci est une image d'un film de 90 ans, si si!! (Intolérance)

Vendredi 1er Septembre: Ceci est une image d'un film de 90 ans, si si!! (Intolérance)
Ne vous y méprenez jamais, le cinéma et la littérature ce n'est pas kif kif. En témoigne le presque ridicule "Particules élémentaires" de je ne sais meme plus qui, honte à moi d'aprés Michel Houellebecq. Houellebecq ne croit pas en la bonté de l'Homme. Le réalisateur retranscrit cela avec un problème de taille: Il n'a pas l'air d'accord avec l'auteur!! Du coup cette histoire de demi-frères qui, pour l'un recherche la methode de clonage humain permettant l'assouvissement sexuel par moyen scientifique et l'autre cherchant du sexe de partout sauf chez sa femme prend l'air de vulgaire pour le vulgaire sans fond. (ni queue...hum, ni tete). Les acteurs sont bof voire mauvais. Le macabre sort de nulle part et n'a pas raison d'etre, une fois de plus parce que l'adaptation n'y croit pas.
Le mérite est de poser une grande question: Faut-il etre d'acord avec l'auteur pour l'adapter?? J'attends vos réponses lol.
Chez moi, je me visionne Intolérance" de Griffith, premier grand film Hollywoodien ou presque (1916) qui à travers quatre époques (antiquité jusqu'à monde contemporain) narre des histoires d'Intolérance religieuse, sociale, familiale, nationale... Griffith avait été accusé de nationaliste, il se défend avec les grands moyens. Impressionnant par ses décors et son montage parallèle, film à étudier pour comprendre sa virtuosité. Impressionnant de voir que ce qui fait les codes du cinéma d'aujourd'hui n'était qu'une découverte à l'époque. Après seulement 20 de vie, le cinéma s'est finalement codifié assez vite avec le privilège pour les premiers réalisateurs de créer les codes narratifs. (Surtout Murnau ceci dit).

# Posté le samedi 02 septembre 2006 05:34